John Carmichael

John Carmichael
JOHN CARMICHAEL
Né en 1956 à Seattle, USA

STATUT : Mortel
CARACTERE: Plus taciturne que Catie, mais n'assume pas plus du côté des enfants. Sportif et bon vivant.

HISTOIRE: Homme de tête sauf quand il a à faire à sa femme à qui il ne sait rien refuser, John Carmichael est parti de rien pour arriver à la tête d'un petit empire financier qu'il a monté au cours de ses divers déplacements dans lesquels Catie l'a toujours suivi. Adepte des sports extrêmes, il entraîne sa femme dans sa passion.

Il essaiera de se rapprocher de ses enfants mais c'est peine perdue, son coeur étant tout entier voué à l'adoration de Catie.

ACTEUR : ANDY GARCIA

# Posté le samedi 13 mai 2006 16:52

Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:02

51è partie

51è partie
Royan jeta à peine un regard à leurs plaques :
- Que me voulez vous ?
- Nous vous demandons de nous suivre.
- Pour quelle raison ? hasarda-t-elle en affichant une mine innocente.
- Je pense que vous la connaissez...
Royan haussa les épaules, enfila sa veste et s'apprêta à les suivre mais Green la retint :
- Désolé, mais nous devons suivre la procédure et vous passer les menottes
- C'est vraiment nécessaire ?
- Hélas oui, confirma Briscoe. Croyez bien que nous le regrettons mais vous êtes en état d'arrestation pour double meurtre.
- Mais je n'ai rien fais... ! S'indigna-t-elle.
- Ce n'est malheureusement pas à nous d'en juger.
- C'est bon, faites votre boulot... fit Royan d'une voix blanche en jetant par terre son carton.
Green la menotta avec douceur, tandis que Briscoe lui disait ses droits. Royan, elle, se sentait totalement aphasique, incapable de la moindre réaction, ni même de réaliser ce qui était entrain de se passer...
- Pourquoi êtes vous aussi prévenants avec moi ? leur demanda-t-elle soudain.
- Nous connaissons un peu votre soeur pour avoir travaillé avec elle. C'est une excellente avocate...
- C'est donc elle qui est venu vous voir ? Demanda Royan, réalisant alors qu'Angie n'avait pas su tenir sa promesse et avait informé les flics de sa réapparition
- Oui, elle est venu nous trouver et nous a exposé votre... problème. Mais ne vous inquiétez pas, elle arrangera tout ! affirma Green.
- Vous le croyez réellement ? répliqua Royan avec sarcasmes. Encore faudrait-il que j'aie encore une soeur et je ne suis plus très sur de pouvoir la considérer ainsi après ce qu'elle m'a fait !

En quittant l'immeuble elle croisa le regard de Methos qui ne pouvait qu'observer avec impuissance le déroulement des choses. Elle détourna son attention de lui au son plus qu'identifiable du pas pressé d'Angel. Elle approchait, toujours la même, avec ce masque de l'avocate inflexible et sure d'elle, arrogante... Pourtant Royan découvrit sur le visage d'Angie une expression qu'elle n'avait encore jamais vue chez elle, le doute et peut être un peu de regret à la vue de sa soeur encadrée par les deux policiers...
- Royan... commença-t-elle d'une voix tremblante. Je devais le faire pour ton bien !
- Vous voulez parler à votre soeur avant de partir ? demanda Briscoe à Royan.
Celle-ci fit signe que non.
- Je n'ai plus de soeur, affirma-t-elle en fixant Angel d'un regard glacé.
Puis elle monta dans la voiture des inspecteurs qui s'éloigna suivie du regard d'Angie. Celle ci réalisa qu'elle venait peut-être de commettre la plus grosse erreur de sa vie en "donnant" sa soeur...

# Posté le samedi 13 mai 2006 17:28

Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:04

52è partie

52è partie
Royan eut largement le temps de méditer sur les derniers évènements au cours de sa garde à vue. Le juge décida qu'un jury populaire statuerait sur l'affaire.

La jeune immortelle ne pouvait recevoir de visite que de sa famille mais refusa catégoriquement toute entrevue avec Angel et eut un comportement très vindicatif à l'égard de son propre avocat, un certain Jack McCoy, qui se mit en quatre pour la faire sortir de son mutisme.


- Mademoiselle Carmichael, je crains que vous ne réalisiez la gravité de votre cas... Vous êtes sous le coup d'un mandat d'arrêt international pour double homicide et vous pourriez fort bien être extradée pour le Népal où on vous condamnerait à la mort par pendaison sans autre forme de procès ! Je vais tenter tout ce qui sera en mon possible pour que vous soyez jugée ici mais si vous vous entêtez à demeurer aussi peu coopérative, je crains de ne pouvoir faire grand chose.
Il s'approcha un peu et demanda avec étonnement :
- Cela ne vous fait-t-il donc rien de mourir ?
Royan, appuyée contre un mur, observait le monde extérieur par la fenêtre grillagée. Oui, elle se moquait bien de ce qui pouvait lui arriver. Une condamnation à mort la libérerait de son ancienne vie, mais en même temps elle n'avait pas envie de faire souffrir davantage ses proches, pas même Angie qui pourtant le méritait bien... La jeune immortelle regarda McCoy, la cinquantaine grisonnante mais encore très vif et songea qu'il semblait être quelqu'un de bien.
- C'est Angie qui vous envoie ? demanda-t-elle.
Surpris que sa cliente lui adresse enfin la parole, McCoy acquiesça :
- Comment l'avez vous connue ?
- Nous avons travaillé ensemble par le passé... à New York. Elle était mon assistante...
- En gros vous êtes amis...
- On peut dire ça...
- Vous êtes le premier ami que je lui connaisse.
McCoy haussa les sourcils.
- Elle est un peu trop carriériste, mais bon, on ne change pas les gens. Vous me croyez innocente ? demanda-t-elle, changeant brusquement de sujet.
- Bien sur... Vous n'aviez aucune raison de tuer ces gens...
Royan se retourna vers la fenêtre.
- Votre frère aimerait vous voir... dit soudain McCoy.
Prise au dépourvue, Royan mit quelques secondes à réagir :
- Il a été libéré ?!
- Oui, les nouveaux éléments mettant en cause Mr Graham ne laissaient aucun doute. Les journaux font leur chou gras de toute cette histoire. Il a quitté la prison il y a trois jours.

Cette nouvelle réjouit et peina énormément Royan qui aurait souhaité être présente à la sortie de Damien afin de le soutenir dans ce moment difficile et pour veiller sur lui comme il l'avait toujours fait pour elle durant leur enfance...
- Je... Je ne crois pas que ce soit une bonne idée... Il a besoin d'oublier le milieu carcéral. Et je ne crois pas être prête à le revoir dans de telles circonstances.
- Très bien, je respecte votre choix, néanmoins repensez y...

# Posté le dimanche 14 mai 2006 08:40

Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:02

53è partie

53è partie
*Quinze jours plus tard*
Le procès semblait progresser plutôt bien, on arriva bientôt au plaidoyer final et McCoy, très satisfait de la façon dont les choses se déroulaient, était presque certain de pouvoir démontrer que le doute raisonnable quant à la culpabilité de Royan n'était pas fondé :

- « Mesdames et Messieurs les jurés, repensez à tout ce qu'a du subir cette jeune fille, commença-t-il en s'approchant un peu du jury. Se retrouvant seule, perdue dans un pays qui n'était pas le sien, sans passé, et sans identité. Et maintenant songez que ce n'est que grâce à l'extraordinaire générosité de ce couple qui l'a recueillie qu'elle a pu survivre à une pareille épreuve. Quel intérêt aurait-elle trouvé à tuer ceux qui l'avaient ainsi accueilli dans leur famille ? La réponse est : aucun. D'autre part, il n'existe aucune preuve impliquant de quelque manière que ce soit mademoiselle Carmichael dans l'attentat dont fut victime Mr Nawaraj Badjhari comme certaines personnes ont cherché à le faire croire. Je vous rappelle que la police népalaise a confirmé que cet attentat avait été perpétré par des militants armés du « Bodo Liberation Tigers », en représailles des critiques qui avaient été émises par Badjhari sur les activités de la guérilla. Comment imaginer que cette jeune fille, amnésique de surcroît, ait été associée à un tel massacre ! C'est même, j'ose le dire, ridicule compte tenu de la vision qu'ont les hommes des femmes dans ce pays. Le Népal est une société patriarcale, où la femme est donc par définition subordonnée à l'homme, inférieure... Jamais ils n'auraient accepté qu'une femme fasse partie de leurs rangs.
En réalité, si l'on observe les faits et simplement les faits, il n'y a rien que ma cliente ait à se reprocher. Elle partait pour Katmandou comme elle vous l'a dit, à la recherche de son identité, et fut prise dans un dramatique concours de circonstances qui a conduit à la mort de ces gens parce qu'ils étaient des témoins gênants. Elle a fui après le drame certes, mais si elle l'a fait c'était pour survivre ! Et c'est parce qu'on l'a traité en coupable dès qu'on l'a retrouvée qu'elle s'est échappée de nouveau par la suite. Point final. »

Le plaidoyer de McCoy semblait avoir fait son effet dans les esprits des jurés et il se rassit satisfait de son travail. Il sourit à Royan et lui posa amicalement une main sur l'épaule pour lui faire comprendre qu'il avait bon espoir, mais la jeune fille paraissait songeuse.

On la ramena à sa prison où elle devait attendre le verdict qui ne tomberait sans doute pas avant plusieurs heures comme le lui avait expliqué son avocat. Elle dit à ce dernier qu'elle souhaitait voir son frère si cela était possible.
- Tout à fait... mais pourquoi ce soudain revirement si je puis me permettre ? Il a demandé à vous parler à plusieurs reprises et jusque là vous avez toujours refusé, s'étonna-t-il.
- Disons que je préfère prendre mes précautions... se contenta de répondre Royan.

# Posté le dimanche 14 mai 2006 09:42

Modifié le lundi 16 juillet 2007 08:03

54è partie

54è partie
Methos, assis à la terrasse d'un café, attendait avec perplexité la venue de Roman O'Connor. Ce dernier lui avait donné rendez vous la veille par téléphone. Le jeune guetteur ne tarda pas à faire son apparition. Il s'assit face à Methos et commanda la même bière que ce dernier.
- Alors, à ce que je vois nous faisons partie du même club ! commença-t-il en jetant un regard malicieux à Methos qui trouvait de plus en plus curieux ce rendez-vous que O'Connor lui avait fixé.
- On le dirait, en effet, admit-il sur la défensive.
Roman but une gorgée de bière. Il ne semblait pas encore décidé à parler de ce qui l'amenait réellement là :
- Je me suis un peu renseigné sur vous, finit-il par dire. Vous êtes sorti sixième de votre promotion à l'université des guetteurs en 1984, après quoi on vous a assigné à la recherche de Methos, le légendaire immortel...
- C'est exact, reconnut Methos, de plus en plus mal à l'aise. Vous êtes bien informé mais que me vaut un tel intérêt de votre part ? s'enquit-il d'un ton léger afin de mieux masquer son inquiétude.
- C'est drôle, mais... Corrigez moi si je me trompe, nos chefs ne sont pas au courant qu'un immortel s'est infiltré dans nos rangs... ?
A ces mots, Methos se figea net et dit d'une voix sèche :
- J'ignore de quoi vous parlez...
- Allons allons, mon vieux, pas la peine de faire semblant de ne pas comprendre. J'ai vu que vous étiez blessé l'autre jour et que, comme par magie, pouf : deux minutes plus tard vous n'aviez plus rien! Que trouvez vous à répondre à ça ? Allez, j'attends d'entendre la jolie explication que vous allez pouvoir imaginer...
- Je suppose que vous voulez quelque chose de moi, sinon votre rapport serait déjà entre les mains des instances supérieures... répliqua Methos sans lever les yeux.
- Je crois qu'on se comprend... fit Roman en se laissant aller un peu en arrière, un sourire aux lèvres. Ecoutez Pierson... ou quel que soit votre nom d'ailleurs, je tairai votre secret si vous acceptez en échange d'appuyer ma demande pour une nomination au poste de guetteur attitré de Royan
- On dirait que le job vous plait... fit Methos avec humeur.
- Disons que cette fille m'intrigue... Et j'en ai plus qu'assez de servir d'homme à tout faire...
- On ne vous a jamais demandé de surveiller un immortel ?
- Disons que mon caractère et certains antécédents ont fait que les patrons ont décidé que je n'étais pas apte à la surveillance, mais avec votre soutien...
- Et bien sur si je refuse...
- Je n'aurai qu'à vous balancer aux requins pour avoir ce que je veux. Conclut Roman sur un ton léger.
- Et pourquoi ne le faites vous pas ?
- Je n'ai rien contre vous en particulier mon vieux. Au contraire, je me sens plus proche de vous que de tous ces grattes papiers qui se disent guetteurs. Sans doute parce qu'on a pas mal de points communs...
- Je Serais curieux de savoir lesquels ?
- On est anticonformiste, vous êtes un immortel qui s'est infiltré parmi les guetteurs et moi un guetteur qui s'est infiltré parmi les immortels... et je tiens à ce que tout reste en l'état...
- Vous avez déjà parlé à Royan d'après ce qu'elle m'a dit...
- En effet. Elle vous a dit en quelle occasion ?
- Non, dut admettre à regret Methos.
- Notre rencontre fut le fruit du pur hasard, je dois dire que je suis quelqu'un d'assez chanceux... Lui avez-vous révélé l'existence des guetteurs ?
- En quoi cela peut il bien vous intéresser ?
- J'aimerais savoir...
- Eh bien non, j'ai pensé qu'il valait mieux la laisser ignorer cela. Elle est déjà suffisamment bouleversée par ce qui lui arrive, pas la peine de lui dire qu'en plus elle sera constamment suivie par des inconnus...
- Parfait.
- Non, pas parfait, je vous rappelle qu'elle est en prison et qu'il existe un risque qu'elle n'ait pas besoin de guetteur avant un bout de temps.
- Mais il y a aussi de très fortes chances pour qu'elle soit reconnue innocente et puis si ce n'était pas le cas, je vous fais confiance pour lui trouver une autre porte de sortie... Vous ne laisseriez jamais Royan moisir en prison, vous êtes trop chevaleresque.
- Moi, chevaleresque ? s'étouffa presque Methos. Puis ils demanda : vous songez à une évasion ?
- Elle pourrait se tuer, et on la récupèrerait. Après quoi on reprend chacun a route, chacun son chemin... Laissez tomber c'est une vanne pourrie. Je ne dirai rien au conseil des guetteurs et vous me présenterez à Royan comme un ami, mais surtout vous ne lui direz jamais qui je suis réellement. Que pensez vous de ce plan ? J'ai des potes qui pourraient nous cacher et lui fournir de nouveaux papiers.
- Vous allez donc vous incruster dans sa vie et continuer à interférer ?
- C'est pas ce que vous faites non ? Je ne vois pas pourquoi je m'en priverais alors.
- Vous êtes une crapule vous le savez ?
- Merci. Alors pour mon poste ?
*soupir de Methos* :
- Très bien j'en parlerai à qui de droit.
- Je ne vous remercie pas, ça ferait un peu trop hypocrite.
- Je comprends.

# Posté le lundi 15 mai 2006 15:18

Modifié le lundi 15 mai 2006 15:44