Deux jours plus tard...
Lorsque Joe rentra dans son bar, il comprit au visage de Methos que quelque chose n'allait pas. Inquiet, il s'approcha et lui demanda ce qui se passait :
- Ca se voit tant que ça ?
Joe fit signe que oui.
- Ecoutes Joe, cette fille est adorable, ça je te le confirme, mais... C'est une catastrophe ambulante ! Rien qu'hier elle a cassé une bouteille et plusieurs verres, et renversé un cocktail sur la tête d'un client !
Rassuré, Joe, ne put cacher un sourire amusé face à l'air sincèrement contrarié de Methos. Puis il saisit le regard protecteur que l'immortel ne put s'empêcher de poser sur la jeune fille qui s'affairait dans un coin et s'interrogea sur les sentiments de l'immortel.
- Tu as réussi à tirer quelque chose d'elle ?
- Pas un mot ! Elle me regardait à peine quand on mangeait et s'endormait juste après. Je ne me suis jamais senti aussi invisible avec une femme !
- Ca ne t'auras pas fait grand mal ! Quoi qu'il en soit, on n'est guère avancés, je n'ai rien trouvé dans les dossiers.
- On est donc au point mort.
- Oui, on le dirait bien. Ramène la chez toi, il est tard. Je m'occupe de la fermeture.
- Joe, tu sais, jamais je n'aurais pensé t'entendre me demander de ramener une fille chez moi ! remarqua Methos amusé en enfilant son manteau noir.
Ils montèrent tous les deux dans la voiture et Methos mit le contact. A cet instant un buzz le traversa. Sa passagère sembla elle aussi troublée. Il jeta un oeil rapide tout autour, avant de s'éloigner rapidement.
Une fois dans l'appartement, la jeune fille regagna sa chambre et s'endormit comme un loir. Methos prit une bière et s'assoupit devant un vieux policier dans lequel Humphrey Bogart faisait les yeux doux à Lauren Bacall. Au beau milieu de la nuit, un bruit le réveilla. Il se releva et longea le couloir. La porte fenêtre donnant sur la terrasse était à demi-ouverte. Inquiet, il l'ouvrit complètement et sortit. Elle était là, assise par terre, une jambe repliée sous elle, et le visage levé vers le ciel. Elle contemplait les étoiles. Il approcha d'elle et s'aperçut des larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle chantonnait doucement une chanson en un langage que Methos identifia comme étant le Newari (langue officielle du Népal jusqu'au 18è siècle, en déclin aujourd'hui) .
Il approcha doucement et s'assit à côté d'elle. Elle avait une voix superbe, profonde mais légèrement éraillée, ce qui lui donnait tout son charme. Après avoir achevé sa chanson, elle tourna les yeux vers l'immortel et ce dernier comprit aussitôt ce qui avait poussé Joe à la recueillir. Elle se pencha vers lui et se blottit contre son épaule. Il glissa sa main autour de ses épaules dans un geste de réconfort. Sentant qu'elle avait fini par se rendormir, il la prit dans ses bras et la ramena à sa chambre. Après l'avoir couverte, il retourna à son propre lit. En passant devant la fenêtre, son regard fixa un instant le ciel étoilé et il se demanda ce que pouvait représenter cette chanson pour la jeune fille.
Il appela Joe le lendemain matin pour lui raconter ce qui s'était passé :
- Tu dis qu'elle chantait en Népalais !
- Oui. Ca ne nous avance guère mais c'est toujours bon à savoir. Tout le monde ne parle pas cette langue !
- Mais comment tirer parti de cette information ?
- Là tu m'en demandes trop !
- Je crois qu'elle a confiance en toi, essaie de la faire parler. Faites un tour, essaie de la mettre à l'aise.
- Ok je m'occupe de ça ! Ah autre chose, un immortel rôdait dans le quartier hier soir !
- Quoi ? Tu es sur ?
- Certain.
Après un instant de silence, Joe murmura :
- Veille bien sur la petite.
- Tu me fais confiance ?!
- Je n'ai pas vraiment le choix...
Lorsque Joe rentra dans son bar, il comprit au visage de Methos que quelque chose n'allait pas. Inquiet, il s'approcha et lui demanda ce qui se passait :
- Ca se voit tant que ça ?
Joe fit signe que oui.
- Ecoutes Joe, cette fille est adorable, ça je te le confirme, mais... C'est une catastrophe ambulante ! Rien qu'hier elle a cassé une bouteille et plusieurs verres, et renversé un cocktail sur la tête d'un client !
Rassuré, Joe, ne put cacher un sourire amusé face à l'air sincèrement contrarié de Methos. Puis il saisit le regard protecteur que l'immortel ne put s'empêcher de poser sur la jeune fille qui s'affairait dans un coin et s'interrogea sur les sentiments de l'immortel.
- Tu as réussi à tirer quelque chose d'elle ?
- Pas un mot ! Elle me regardait à peine quand on mangeait et s'endormait juste après. Je ne me suis jamais senti aussi invisible avec une femme !
- Ca ne t'auras pas fait grand mal ! Quoi qu'il en soit, on n'est guère avancés, je n'ai rien trouvé dans les dossiers.
- On est donc au point mort.
- Oui, on le dirait bien. Ramène la chez toi, il est tard. Je m'occupe de la fermeture.
- Joe, tu sais, jamais je n'aurais pensé t'entendre me demander de ramener une fille chez moi ! remarqua Methos amusé en enfilant son manteau noir.
Ils montèrent tous les deux dans la voiture et Methos mit le contact. A cet instant un buzz le traversa. Sa passagère sembla elle aussi troublée. Il jeta un oeil rapide tout autour, avant de s'éloigner rapidement.
Une fois dans l'appartement, la jeune fille regagna sa chambre et s'endormit comme un loir. Methos prit une bière et s'assoupit devant un vieux policier dans lequel Humphrey Bogart faisait les yeux doux à Lauren Bacall. Au beau milieu de la nuit, un bruit le réveilla. Il se releva et longea le couloir. La porte fenêtre donnant sur la terrasse était à demi-ouverte. Inquiet, il l'ouvrit complètement et sortit. Elle était là, assise par terre, une jambe repliée sous elle, et le visage levé vers le ciel. Elle contemplait les étoiles. Il approcha d'elle et s'aperçut des larmes qui coulaient le long de ses joues. Elle chantonnait doucement une chanson en un langage que Methos identifia comme étant le Newari (langue officielle du Népal jusqu'au 18è siècle, en déclin aujourd'hui) .
« Rajamati kumati ji ke wosa pi ra ti-- ha ye baba raja--cha Rajamati ma bil da sa ka si
wo netela buwa ha ya byu da raja-- mati-- cha
san dhasa kulikuli mikha dhasa banla banla
Sakumi ya mhya macha la
Khwa dhasa tuyu khwa khwale niga ti du
Dahani ya rajamati cha »
wo netela buwa ha ya byu da raja-- mati-- cha
san dhasa kulikuli mikha dhasa banla banla
Sakumi ya mhya macha la
Khwa dhasa tuyu khwa khwale niga ti du
Dahani ya rajamati cha »
Il approcha doucement et s'assit à côté d'elle. Elle avait une voix superbe, profonde mais légèrement éraillée, ce qui lui donnait tout son charme. Après avoir achevé sa chanson, elle tourna les yeux vers l'immortel et ce dernier comprit aussitôt ce qui avait poussé Joe à la recueillir. Elle se pencha vers lui et se blottit contre son épaule. Il glissa sa main autour de ses épaules dans un geste de réconfort. Sentant qu'elle avait fini par se rendormir, il la prit dans ses bras et la ramena à sa chambre. Après l'avoir couverte, il retourna à son propre lit. En passant devant la fenêtre, son regard fixa un instant le ciel étoilé et il se demanda ce que pouvait représenter cette chanson pour la jeune fille.
Il appela Joe le lendemain matin pour lui raconter ce qui s'était passé :
- Tu dis qu'elle chantait en Népalais !
- Oui. Ca ne nous avance guère mais c'est toujours bon à savoir. Tout le monde ne parle pas cette langue !
- Mais comment tirer parti de cette information ?
- Là tu m'en demandes trop !
- Je crois qu'elle a confiance en toi, essaie de la faire parler. Faites un tour, essaie de la mettre à l'aise.
- Ok je m'occupe de ça ! Ah autre chose, un immortel rôdait dans le quartier hier soir !
- Quoi ? Tu es sur ?
- Certain.
Après un instant de silence, Joe murmura :
- Veille bien sur la petite.
- Tu me fais confiance ?!
- Je n'ai pas vraiment le choix...




