REBECCA SARAH HUNTER

REBECCA SARAH HUNTER
(Voici la fiche d'un nouveau perso qui devrait apparaitre dans la troisième fic du cycle ^^)
Date de Naissance : 21/06/1976
Statut : Mortelle
Nationalité : Américaine
Famille : Fille unique, père décédé en 1991 ; en froid avec sa mère.
A divorcé après un mariage de 6 mois.
Métier : Travail dans l'immobilier de luxe (elle fait visiter des villas et appartements qu'elle a en charge de louer ou vendre).
Caractère :
Très gâtée dans son enfance par un papa gâteau, elle conserve de fait une certaine part d'égoïsme dans son caractère.

Très vive, elle déteste qu'on lui résiste et est parfois jugée capricieuse. Elle a souvent à l'esprit son intérêt personnel avant celui des autres. Distraite, elle a parfois blessé ses proches sans l'avoir voulu, voire même sans s'en apercevoir.

Doté d'un sens critique aigu, elle sait très bien juger les autres et en tire avantage. Elle apprécie de relever les défis les plus improbables. Récupérer Jesse est l'un de ses projets quand elle rentre à New York

• HISTOIRE
Le père de Rebecca, fondateur et responsable d'une revue d'arts indépendante à Seattle, se suicide en 1991 après avoir appris qu'il est totalement ruiné suite à de mauvais placements en bourse et perd même sa revue d'art. La mère de Rebecca ; avec qui elle est en froid depuis qu'elle s'est remariée avec un riche industriel que Rebecca ne peut supporter ; lui propose de venir s'installer dans sa grande demeure. Mais cette dernière se désintéresse très vite des études qu'on lui propose et file à Los Angeles pour faire des études d'architecture. C'est là qu'elle rencontre Jesse au cours d'une soirée étudiante dans laquelle elle s'est introduite (1992). Elle a 16 ans et lui 18.

Leur histoire démarre véritablement quelques mois plus tard, alors qu'elle vient d'avoir 17 ans, et dure un an et demi dans la plus parfaite harmonie. Les choses changent quand Rebecca se voit proposer une bourse pour aller étudier l'architecture pendant un an à Londres ; tandis que Jesse se verrait bien rallier New York pour booster un peu sa carrière. Jesse, conscient de l'envie qu'a Rebecca de faire cette expérience, parvient à la convaincre que c'est le bon choix.
Ils tentent de poursuivre leur histoire à distance mais Rebecca retombe dans certains travers que Jesse avait su dompter. Elle finit par tomber dans les bras d'un bel étudiant et préfère couper les ponts avec Jesse. (Rupture en 199?)

Devenue agent immobilier par opportunisme, elle réapparaît juste au mauvais moment dans la vie de Jesse quand il commence à se rapprocher de Royan et tente (sans succès ouf) de le récupérer

Elle se réconcilie avec son beau père après la mort accidentelle de sa mère. Celui-ci dit vouloir assurer l'avenir de Rebecca, mais elle refuse cet argent, gagnant déjà suffisamment pour s'assurer un train de vie confortable. Son beau père lui répète néanmoins qu'en cas de besoin elle n'aura qu'à passer un coup de fil.

Actrice : Rachael Leigh Cook

# Posté le mercredi 13 juin 2007 17:55

Modifié le mercredi 13 juin 2007 18:05

chapitre 11

Le lendemain soir
Après avoir raccompagné Royan jusqu'au pied de son immeuble, Roman s'apprêtait à la quitter. Ils discutèrent encore un moment. Roman avait un humour qui mettait naturellement les gens à l'aise. Royan, qui ne s'était pas sentie aussi détendue depuis longtemps, avait beaucoup ri au cours de la soirée qu'ils venaient de passer et ne regrettait rien. Elle avait découvert que les derrières un peu gauches et originaux du jeune homme cachaient une sensibilité profondément enfouie.
Cet aspect de sa personnalité se manifesta au moment où il s'apprêtait à embrasser la jeune fille. Se penchant en avant, il hésita quelques secondes avant de se lancer... Elle le laissa faire... Le baiser se prolongea, gagnant peu à peu en ardeur. Le jeune homme effleura d'une caresse légère l'arrête fine du nez de la jeune fille, puis prolongea cette caresse sur ses tempes, ses lèvres... Royan lutta pour s'empêcher de penser à Jesse et à la douleur qui lui transperçait le c½ur à cette seconde précise. Jesse n'était plus. Elle se faire à cette vérité, pour le meilleur comme pour le pire... et puis Roman l'attirait. Son non-conformiste était rafraîchissant... Elle ne voulait plus qu'une chose, se laisser entraîner dans un tourbillon d'amour qui lui ferait tout oublier... Oublier la douleur, compagne indéfectible de ses jours et ses nuits qui lui lacérait le c½ur, oublier cette solitude qui l'emprisonnait, mais avant tout, s'oublier, elle... Et pour toutes ces raisons, elle le laissa monter dans son appartement ce soir là....
chapitre 11
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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 16:40

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 17:29

chapitre 12


**********
Bar du Sin-é,
La nuit était déjà bien avancée. Les deux immortels et le guetteur s'étaient retrouvés autour d'une table comme ils l'auraient fait au Blues Bar s'ils s'étaient trouvés à Seacouver. Seuls quelques spots lumineux éclairaient l'endroit. Un calme inhabituel régnait dans le café.
- Rien... ! murmura Joe. La vie de Salomé est un vrai morceau de gruyère, sauf que les trous y sont majoritaires ! Elle vit en quasi réclusion depuis des siècles dans les monts de Thessalie, tout en restant très active grâce à des intermédiaires bien placés et aux nouvelles technologies. En fait le service a cessé de bosser sur elle : elle ne cessait de repérer les guetteurs qui la suivaient et de les massacrer ! Elle en a assassiné près d'une dizaine ces trois derniers siècles ! marmonna le vieux guetteur avec émotion en lisant les papiers qu'il avait ramenés.
- Et le guetteur de Mona, il n'a pas pris de photo de sa nouvelle élève ? l'interrogea Duncan. Cette dernière doit pourtant bien avoir un guetteur attitré... !?
Joe soupira en secouant d'un air découragé la tête tandis qu'il jetait un paquet de feuilles dactylographiées sur la table.
- Je te l'ai dis, il n'y a rien...
Methos ramassa les papiers et les parcourut d'un ½il intéressé.
- Salomé Reinhardt, lut-il en fronçant les sourcils. Ca me rappelle quelque chose... Vaguement...
- Reinhardt... C'est le nom qu'utilise en général Salomé dans ses transactions monétaires.
- Il faut que je vérifie quelque chose, fit Methos l'air soucieux en se levant de table.
Après avoir renfilé son long manteau, il disparut sous les regards surpris de Joe et de Mac.

**********
Deux jours plus tard, peu avant minuit
Royan avait l'impression de sortir d'une cuite. Elle avait un mal de crâne persistant, mais le pire à supporter c'était cette idée qui lui trottait dans la tête depuis deux jours. Ou plutôt ce sentiment qu'elle avait agi de façon totalement irresponsable avec Roman l'autre soir. Elle ne cessait d'y penser, même à cet instant précis, dans la voiture de ce dernier qui la raccompagnait d'une soirée passée dans un café bar.
L'ayant embrassée sous le porche de l'immeuble, quelque chose dans l'expression du visage de Royan mit mal à l'aise le jeune homme.
- Quelque chose ne va pas ? s'inquiéta-t-il.
Il était en proie à un stress nouveau depuis qu'il avait entamé cette relation avec la jeune immortelle, perpétuellement anxieux de la perdre, aussi n'avait-il pas tardé à s'apercevoir du trouble qui planait entre eux.

Elle ferma les yeux, un instant, et secoua la tête comme pour reprendre ses esprits.
- Ce n'est pas toi, c'est moi.... J'ai cru que j'étais prête à me lancer de nouveau dans une histoire, mais je ne sais plus... J'ai peut être mésestimé certains... points importants. Je n'ai pas accepté de sortir avec toi pour les bonnes raisons.
- Tu pourrais être plus clair ?
- J'ai appris certaines choses récemment... Et ces choses m'ont tellement fait de mal que j'ai cru pouvoir échapper à ma douleur en faisant comme si rien n'avait jamais existé, en fonçant tête baissée... Mais je me suis trompée et c'est toi qui en payes le prix... Si tu savais comme je m'en veux.
Roman s'était résolu à poser l'inévitable question :
- Il n'y a aucune chance pour qu'entre nous quelque chose de sérieux se crée...?
- Je l'ignore, sincèrement...
Elle releva la tête et il vit des larmes briller au bord de ses yeux. Sous son insistance, elle se résigna à secouer la tête négativement, avant de murmurer :
- En tout cas pas maintenant. Pardonne moi si tu le peux...
Le jeune homme humecta ses lèvres. N'ayant pas la force d'affronter son regard, elle lui tourna le dos. Il marcha jusqu'à elle et glissa ses mains autour de ses épaules avant de murmurer à son oreille :
- Je comprends, ne t'inquiètes pas. Et puis j'ai suffisamment de groupies pour trouver de quoi me consoler, tenta-t-il maladroitement de plaisanter d'une voix qu'il ne put empêcher de trembler.
Il l'embrassa tendrement sur les mains avant de s'en aller. Une fois à l'intérieur de son appart, Royan jeta les clefs sur la table basse et gagna sa chambre sans allumer la moindre lampe.
chapitre 12

# Posté le mercredi 12 décembre 2007 17:35

Modifié le mercredi 12 décembre 2007 17:47

chapitre 13

chapitre 13
Roman, seul au volant de son bolide, roula un long moment sans but précis, à une vitesse bien au delà de la limite autorisée. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait... Il avait déjà connu des situations catastrophiques avec des filles, mais cela ne l'avait jamais aussi profondément affecté que ce soir. Les dégâts se limitaient généralement à son amour-propre, alors que cette fois-ci, il souffrait réellement. Et plus il y pensait et plus il comprit qu'il s'était attaché à Royan à force de l'observer. A défaut de son amour, il se résolut à être au moins son ami, gardant le secret espoir qu'un jour peut être... Puis il repensa à ce qu'elle lui avait dit. Ce secret qu'elle avait appris, qu'est-ce que ça pouvait bien être ? Et s'il était du domaine amoureux, concernait-il Jesse Harper ? La question méritait d'être creusée...
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# Posté le mercredi 12 décembre 2007 17:49

Chapitre 14....

Chapitre 14....
Ce que Roman ignorait, c'était que le secret que Royan dissimulait se résumait à un coup de téléphone, un appel qui avait tout bouleversé pour elle, peu de temps avant leurs retrouvailles...
************
*FLASH BACK*
New York,
Quelques temps plus tôt :
(ndlr : avant le début de cette histoire)
Royan ignorait comment elle s'y était prise, mais Salomé avait une fois encore mis la main sur son numéro de téléphone et ses appels, devenus incessants, avaient tout du harcèlement moral. Ca avait commencé quand elle était à Athènes et avait continué à Rome où elle avait passé deux mois.
Dans les premiers temps, ces coups de fil n'avaient duré généralement quelques seconde, le temps pour elle de percevoir le souffle d'une respiration. Croyant d'abord avoir à faire à un jeu de gamins ,elle avait comprit au bout d'une semaine qui se jouait ainsi d'elle ainsi et avait changé de numéro. Depuis, les appels avaient repris, ici à New York où elle se croyait enfin tranquille, et la situation devenait plus qu'insupportable. Elle avait eu beau déménager et changer de numéro de téléphone, les appels n'avaient pas tardé à reprendre. La jeune immortelle commençait à craquer psychologiquement et cela se répercutait sur son physique. Epuisée, elle avait les nerfs en pelote, et ce qui était sur le point d'advenir n'allait rien arranger : un soir, le téléphone sonna ; lasse de jouer à cache-cache, elle avait décroché le combiné et avait entendu ce même souffle, puis une voix féminine murmurant :
- Enfin, je désespérais de t'avoir de nouveau au bout du fil ma belle...
- Que veux-tu de moi à la fin, Salomé ?avait-elle demandé en se laissant glisser contre le mur en retenant d'une main les mèches de cheveux qui lui masquaient partiellement le visage.
- Simplement te parler, prendre de tes nouvelles. C'est normal, je suis ton mentor après tout.
- Plus depuis longtemps.
- Tu m'as trouvé une remplaçante ? Ça m'attriste, avait fait l'autre immortelle d'un ton exagérément badin.
- A présent, je me forme seule, s'était contentée de répondre Royan sans entrer dans les détails.
- « Seule », tu n'as toujours eu que ce mot à la bouche, depuis que je te connais. Pourquoi la présence des autres te met-elle si mal à l'aise...?
- N'essaye pas de changer de sujet, avait murmuré Royan pour cacher son malaise croissant.
- Très bien, alors je vais aller droit au but : je te veux, reviens aux Météores !
- Tu sais parfaitement ce que j'en pense.
- Tu penses que je suis méprisable mais au fond de toi, tu sais que j'ai raison.
- Ta conception des choses n'a jamais été et ne sera jamais la mienne, quand est-ce que tu le comprendras ?! Je ne peux pas vivre dans ton monde, c'est ton rêve, et puis de toute façon un rêve est par définition de l'ordre de l'irréalisable. Et même s'il l'était, sache que je n'en voudrais jamais !
- C'est peut être un rêve, mais l'immortalité n'en est-il pas un autre ? Aurait-tu même jamais osé y rêver, sincèrement ?
- Tu devrais essayer de t'ouvrir un peu au monde réel. Tu t'apercevrais que ce qui est différent n'en est pas pour autant mauvais... Que ce soit au niveau des mortels ou des hommes...
- Joli leçon de philosophie, je vois que Penthésilée a bien rempli son oeuvre... Pourtant tu devrais me comprendre toi, ou alors tu as déjà oublié ce que des hommes comme Noah Underwood sont capables de faire aux femmes ? susurra-t-elle sur un ton acide.
Royan avait tressailli de colère et de honte à l'énoncé de ce nom, mais n'en avait rien laissé passer dans sa voix.
- Qui t'a dit... ?
- Je ne suis pas sure que tu veuilles le savoir...
- Arrête ce petit jeu.
- Je le sais tout comme je sais tout sur Alexis Graham et les conséquences destructrices qu’eurent sa passion sur ta vie. J'ai fais mener une enquête sur ton passé.
- Comment as-tu pu... ? avait explosé Royan. Tu n'avais pas le droit !
- Il me fallait te connaître pour te guider. Et ce que j'ai découvert m'a conforté dans le sentiment que toi, mieux que personne pouvait comprendre ma cause : ton père était si peu présent que tu as fugué, Alexis te harcelait... avait-elle commencé à énumérer lentement.
- Assez ! s'était écriée Royan en écartant le combiné. Ma mère a sa part de responsabilité dans tout ça, quant à Alexis...
Royan n'avait rien ajouté de plus, mais son silence était en lui même plus éloquent que n'importe quel long discours.
- Et ton compagnon, avait achevé Salomé, quelle excuse lui trouveras-tu à lui pour ce qu'il t'as fait ?
Un éclair de fureur avait traversé les grands yeux noirs de Royan.
- Jesse... Jesse est mort par ma faute et tu le sais. Ne t'avises pas de le mêler à toutes ces insinuations sordides ou bien je jure que...
- Pourtant, c'était un menteur... comme tous les autres, l'avait coupé Salomé.
- Qu... Quoi ? avait balbutié Royan.
- Disons qu'il a omis de te parler de certaines choses...
- Telles que...? n'avait pu s'empêcher de demander la jeune fille après un long silence.
- Des relevés de téléphone ont prouvé que ton Jesse était en contact régulier avec Alexis Graham avant même l'époque de votre première rencontre. Ce que je veux dire c'est que votre rencontre n'était pas le fruit du hasard, il faut que tu le comprennes enfin. J'ai en ma possession des relevés de banque datant de 1995 prouvant le transit de sommes importantes depuis un compte de Graham sur celui de Harper.
- Ce sont des faux, j'en suis persuadée, avait fait Royan, le souffle court.
- Tu pourrais vérifier sans peine, mais j'ai une preuve autrement plus convaincante. Monsieur Graham était très prévoyant et faisait enregistrer toutes ses conversations. Je détiens l'une de ces bandes enregistrée où on les entend parler de toi. Tu veux l'entendre ?
Livide, Royan n'avait rien répondu, parce qu'elle savait qu'à présent, il serait très difficile d'effacer ce doute affreux de son coeur.
- Jette donc un oeil dans ta boite aux lettres, avaient été les dernières paroles de Salomé avant qu'elle ne raccroche.

Lentement, Royan s'était levée et s'était dirigée vers le couloir, elle avait descendu l'escalier, et avait ouvert d'une main tremblante sa boîte aux lettres. A l'intérieur, se trouvait une grande enveloppe qu'elle avait ramassée. Une fois de retour dans son studio, elle s'était assise en tailleur sur son lit et avait regardé l’enveloppe un long moment avant d'oser l'ouvrir. Elle renfermait un CD qu'elle avait longuement hésité à écouter. Elle fut même à deux doigts de le détruire, mais avait trop besoin de savoir si ce que disait Salomé était mensonge ou vérité, aussi elle l'avait placé dans un lecteur cd, avant d'enclencher la fonction "lecture". Ce qu'elle avait entendu l'avait rendu littéralement malade de chagrin. A la fois parce que c'était la première fois qu'elle réentendait la voix douce et chaude de celui qui avait tout représenté pour elle, mais aussi du fait du contenu de cette conversation qu'il avait avec un interlocuteur à la voix toute aussi reconnaissable. Au fur et à mesure de son écoute, elle s'était recroquevillée de plus en plus sur son lit. Elle s'était refusée à aller plus loin dans l'écoute et avait coupé net la bande avant de quitter précipitamment les lieux pour prendre l'air.

# Posté le jeudi 27 décembre 2007 13:18

Modifié le lundi 17 mars 2008 13:44