Himalaya, Terre des dieux...

Himalaya, Terre des dieux...
Chaque alpiniste se replie sur soi, à l'écoute de ses limites physiques et de la voix intime, en prise directe avec l'instinct de survie, qui dicte la conduite à tenir. Dans ces moments-là, tout ce qui parasite ce dialogue intérieur (toute pression venue du monde d'en bas : argent, médias, sponsors, gloire...) peut être l'équivalent d'une condamnation à mort.
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# Posté le mercredi 01 mars 2006 17:49

Modifié le mercredi 01 mars 2006 19:19

Jesse et Royan

Jesse et Royan
Last night I dreamed that I was dreaming of you
And from a window I watched you undress
Wearing your sunset of purple tightly woven
Around your hair that rose in strangled ebony curls
Moving in a yellow bedroom light

The air is wet with sound
The faraway yelping of a wounded dog
And the ground is drinking a slow faucet leak
Your house is so soft and fading as it soaks the black summer heat
A light goes on and the door opens
And a yellow cat runs out on the stream of hall light and into the yard


A wooden cherry scent is faintly breathing the air
I hear your champagne laugh
You wear two lavender orchids
One in your hair and one on your hip
A string of yellow carnival lights comes on with the dusk
Circling the lake with a slowly dipping halo
And I hear a banjo tango



And you dance into the shadow of a black poplar tree
And I watched you as you disappeared
I watched you as you disappeared
I watched you as you disappeared
(TOM WAITS)
TRADUCTION
(faites par moi-même, soyez indulgents lol)
La nuit passée j'ai rêvé que je rêvais de toi,
Je t'observais d'une fenêtre, nue,
Ton coucher de soleil pourpre étroitement tissé
Autour de tes cheveux qui se soulevaient en boucles d'ébènes étranglées,
Te déplaçant dans la lumière jaune d'une salle de bain

L'air est mouillé de sons,
Le jappement lointain d'un chien blessé,
Et la terre absorbant une fuite lente d'un robinet
Ta maison est si douce et si fine
Alors qu'elle s'imbibe de la chaleur noire estivale

Une lumière s'allume, la porte s'ouvre,
Et un chat jaune s'enfuit sur le jet de lumière du hall
Et dans la cour,
Un parfum en bois de cerise flotte dans l'air,
J'entends ton rire
Tu portes deux orchidées bleues,
L'une dans tes cheveux, l'autre sur ta hanche
Une corde de lumières jaunes carnaval émerge avec le crépuscule
Entourant le lac d'un halo s'abaissant lentement
Et j'entends un tango joué au banjo....

Et tu danses dans l'ombre d'un peuplier noir,
Et je te regardais disparaître...
Et je te regardais disparaître...
Et je te regardais disparaître...

# Posté le samedi 04 mars 2006 17:24

Modifié le samedi 04 mars 2006 18:40

Montage

Montage

# Posté le samedi 04 mars 2006 19:34

12è partie

***********
Son corps resta quatre ans prisonniers des glaces... Ce n'est qu'en août 2004 que par un incroyable miracle, elle rouvrit les yeux sur la vie... Amnésique et choquée, elle erra durant plusieurs jours dans la montagne, se laissant guider par son seul instinct. Désespérément seule face à ce désert glacé qui ne laissait aucune chance à la vie, elle se recroquevilla dans un trou et espéra la mort, mais ce ne fut pas ça qui arriva mais un homme !

En effet, un montagnard passant par là, surpris de distinguer une forme mouvante dans la blancheur immaculée de la montagne, s'était approché et avait découvert la jeune fille, inconsciente et l'avait ramenée chez lui. Elle s'était réveillée dans un lit chaud. La femme du montagnard, une dénommée Macha, l'avait baignée et soignée. Son corps ayant perdu l'habitude de se nourrir, elle ne supporta d'abord aucune nourriture. On la força à boire beaucoup pour se réhydrater. Après un temps de réacclimatation, elle parvint à manger un peu. Le couple constata avec surprise que les fortes engelures présentes sur une grande partie de son corps s'estompaient peu à peu... Elle ne prononça jamais une parole même si elle comprenait parfaitement leur langue. Elle se conduisit d'abord comme une bête sauvage, terrifiée par le bruit et la lumière forte. Elle allait se cacher dans les endroits les plus sombres de la maison, et cachait son visage derrière ses longs cheveux. Elle ne dormait jamais, et passait ses nuits à contempler les étoiles. Dans le petit village où elle se trouvait, nul ne savait qui pouvait être cette inconnue surgie de la montagne. On se demandait même avec crainte si ce n'était pas un esprit de l'Annapurna...

Une nuit elle s'assoupit et rêva... Elle se vit tomber. Quelque chose n'allait pas. Elle se réveilla en sursaut.

Un jour, les deux montagnards décidèrent d'emmener la jeune occidentale dans la ville voisine. C'est là que tout dérapa. Il y eut l'accident, la fuite... Ses seuls amis étaient morts et elle était traquée par la police Népalaise. Elle gagna Katmandou en grimpant sur un train de marchandise, puis Paris en vendant un bracelet qu'elle portait. On lui proposa un bon prix pour l'alliance qu'elle portait au cou mais elle refusa. Elle regarda le petit anneau et un sentiment de désespoir l'envahit. Elle pleura...

Elle avait cru retrouver quelque chose de familier en allant à Paris, mais elle s'était rapidement aperçue que ce n'était pas le cas. Rien ne lui était réellement familier. Et c'est ainsi qu'épuisée par une journée de marche dans Paris, elle s'était couchée sur ce banc, et avait rencontré Joe Dawson...
12è partie

# Posté le lundi 06 mars 2006 17:58

Modifié le lundi 06 mars 2006 18:47

13è partie

Methos s'échina vainement à rechercher Royan dans tout Paris pendant plusieurs heures. A court d'idées, il se résolut finalement à rentrer chez lui tard dans la nuit, bien décidé à reprendre les recherches avec Duncan et Joe dès le lendemain. Il était dans l'escalier menant à son appartement quand il la vit...

Elle était assise sur une marche un peu en dessous du pallier de l'appartement de Methos. Elle n'avait trouvé nul refuge lui inspirant un tel sentiment de protection. Lorsqu'elle sentit le buzz de Methos, elle leva un regard empreint de gêne vers lui. Sa fatigue et ses peurs étaient visibles sur son visage. Elle avait pleuré.

Il gravit lentement les quelques marches qui les séparaient encore l'un de l'autre et s'assit à côté d'elle. Elle le regarda faire sans prononcer une parole et enfouit son visage dans ses mains.
- Regarde moi Royan... Parle moi, chuchota-t-il avec douceur.
Elle tourna ses beaux yeux désolés vers l'immortel.
- J'ai fais une erreur en revenant ici... Tu ne peux rien pour moi... Je crois qu'il y a quelque chose de malsain en moi, je crois que je suis entrain de devenir... folle.
Folle, le mot était lâché. Ca avait été très dur pour la jeune fille de le prononcer et Methos l'avait bien ressenti. Il s'empressa de la rassurer :
- Tu n'es absolument pas folle, crois moi ! dit-il en posant une main sur son épaule.
- Mais... J'ai découvert des choses que tu ne peux même pas imaginer sur moi.
- Parles m'en... !
- Non... Je ne peux parler à personne.
- Si, à moi tu le peux si tu le désires réellement... Tu le sais.
Elle hésita encore un moment mais le besoin de se confier se fit plus fort que sa résistance et ses craintes :
- Je... Je sais que je ne devrais pas être là. Methos, je devrais être morte ! s'exclama-t-elle d'une voix tremblante.
Elle raconta à Methos son histoire dans les moindres détails.
- Je savais déjà approximativement tout cela, révéla Methos. J'ai vu les articles que tu avais trouvé sur internet.
Elle baissa les yeux.
- Je ne comprends pas... Comment puis-je être ici ? Aurais-je été dans une sorte de coma... ?
Pressentant que le moment était venu de lui révéler toute la vérité sur son immortalité, Methos prit son courage a deux mains et murmura :
- Tu es bel et bien morte là bas, au Népal...
Royan se figea, surprise et figée malgré elle par cette phrase si catégorique.
- On... On dirait que tu sais quelque chose ? s'étonna-t-elle sans relever l'étrangeté de ce que Methos venait de lui apprendre.
- J'aurais préféré que ce soit Mac qui se charge de tout t'expliquer, il a plus d'expérience que moi dans ce genre de discours, mais puisqu'il le faut...
Il hésita.
- Arrêtes, tu me fais peur ! avoua Royan en tentant de se dégager.
- Tu n'as rien à craindre de moi, je t'en fais la promesse, mais tu es... particulière et il va te falloir l'accepter. Tu es comme moi et MacLeod... Tu es immortelle... !
La jeune fille laissa échapper un éclat de rire nerveux.
- Jolie plaisanterie ! Je reconnais là l'humour si fin qui te caractérise, seulement là tu vois j'ai besoin d'être écoutée, je n'ai pas le c½ur à rire...
- Je ne plaisante pas Royan ! Pas avec quelque chose d'aussi grave, répliqua Methos, mettant autant de sévérité qu'il le put dans sa voix. Quand tu es tombée dans cette crevasse, tu t'es tuée et tu as connu ce que nous appelons ta « première mort », qui t'a fait passer du statut de mortelle à celui d'immortelle. La glace t'a conservée en léthargie, empêchant ton réveil pendant 4 ans, ce qui explique que tu n'aies aucun souvenir de ces quatre dernières années. Tu ne les as jamais vécues !
Face à l'air renfermé et méfiant de Royan, il se résolut à recourir à la technique classique : il sortit un canif de sa poche et, sous le regard stupéfait de la jeune fille, il se taillada profondément la paume de la main gauche. En quelques secondes, la coupure cicatrisa... Royan se releva vivement :
- C'est impossible... ! Qu'es-tu... ?
- Je te l'ai dit... Nous sommes semblables, répondit Methos en se levant lui aussi.
- Arrêtes ! Ne m'approche pas ! cria-t-elle, paniquée. Je suis normale moi, je ne te crois pas !
Methos comprenait parfaitement ce que ce moment pouvait avoir de traumatisant pour Royan, aussi n'hésita-t-il guère. Autant la convaincre le plus vite possible. Il avança. Tendue, Royan ne le repoussa pourtant pas quand il saisit sa main et pratiqua une légère incision sur son poignet car au fond d'elle-même, elle avait le besoin de savoir... Elle fixa intensément la blessure, et sentit le battement de son coeur s'accélérer en observant sa disparition quasi-immédiate...

Il l'entraîna à l'intérieur de son appartement et la fit s'asseoir, avant de lui apporter un verre d'eau. Il était près de 2 heures du matin, ils étaient tous deux épuisés mais leur conversation ne faisait que commencer...

Methos lui expliqua d'abord qu'un nombre inconnu d'immortels se cachait au sein de la population humaine, et cela depuis très longtemps. Il lui exposa les règles à respecter lors de la rencontre d'un autre immortel et les précautions à prendre. Il répondit à ses questions sur les duels et le « prix », lui expliqua l'interdit qui planait sur les lieux sacrés, et lui avoua que Joe était au courant de l'existence des immortels, se gardant toutefois de lui parler des guetteurs.

- Alors ce bourdonnement qui résonne à chaque fois que toi ou Duncan êtes là, c'est une sorte de système d'alarme... ?
- Oui, pour te permettre de te préparer en cas de menace. C'est inclus dans le pack de survie des immortels, ainsi qu'un bon maître d'armes, et un solide instinct de conservation !
- C'est dingue... J'ai l'impression de me retrouver dans la quatrième dimension ! Je ne suis pas sure d'être prête pour ça... Tout ce que je veux, c'est rentrer chez moi, et retrouver ma vie et ma famille...
- Malheureusement c'est impossible... Tu as « dormi » quatre ans, plus rien n'est comme tu l'as connu. Pour eux et pour le monde entier, Royan Carmichael est morte ! Tu ne peux réapparaître comme si de rien n'était en espérant qu'ils ne se posent pas de questions... Tu va devoir les oublier, même si c'est plus facile à faire en théorie qu'en pratique je le reconnais.
- Peut être mais j'aimerais tant les revoir au moins une fois...
- Dis toi que des immortels pourraient se servir d'eux pour t'atteindre et prendre ta tête. Les lois sont ce qu'elles sont pour de bonnes raisons.
- Ne me demande pas ça Methos, c'est trop cruel ! protesta Royan.
- Bienvenue parmi les immortels ! Il faudra bien te résigner face à l'inéluctable, accepter le sacrifice nécessaire ou souffrir éternellement, tel est en gros le choix qui s'offre à nous...
Royan eut une moue chagrinée.
- Ne me regarde pas comme si j'étais un monstre, j'essaie seulement de t'épargner les souffrances et de désillusions que tu pourrais connaître en agissant comme si rien n'avait changé.
- Alors, je n'ai plus rien... Plus personne... C'est si injuste.
- Tu nous a, moi, Joe et Mac...
- C'est vrai... J'ai de la chance.

Malgré tous les efforts de Methos, Royan garda son expression atterrée. Elle se leva sans un mot pour aller se coucher...
13è partie

# Posté le lundi 06 mars 2006 19:05

Modifié le lundi 06 mars 2006 20:02